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vendredi 2 février 2018

Brame 2017, les dangers

Elle est belle la forêt, il y fait bon de se balader

Mais toutefois, il faut être prudent !
Eviter de se promener par temps de tempête, risque de chute de branches

Ou d'arbres

En période de brame, on n'est pas à l'abri d'une charge d'un cerf en furie, heureusement, à ce jour, je n'ai pas eu d'attitude agressive, mais je reste vigilant.
Quand un cerf me semblait trop excité, je prenais du recul.
Des charges de sangliers, j'en ai eu trois depuis que je fréquente la forêt, mais sans blessure, j'étais à chaque fois assez rapide dans ma fuite, ouf.
Mais pendant le brame, ma plus grande crainte n'est pas le cerf, mais la chasse, le chasseur, la balle perdue, le ricoché, le tir non fichant, le tir au jugé, et j'en oublie...
Le chasseur à tendance à oublier, qu'il n'est pas le seul en forêt, quand il tire un gibier, une balle peut traverser l'animal et continuer sa trajectoire.
Après c'est aussi à moi (et vous), de prendre des précautions.
J'évite de me trouver aux abords des miradors, des places de brames, au-moins jusqu'aux heures de fréquentations par les chasseurs.
Resté poster à l'affût, le temps que la chasse n'est pas terminée, en général quand on entend les 4x4 circuler, les chasseurs rentrent et la voie est libre.
Ne pas se déplacer dans les couverts, il y en a qui on la gâchette facile, et qui tirent sur tous ce qui bouge.
Mais rester sur les chemins, de façon à être facilement identifiable.
Cette année, les coups de feu étaient particulièrement très fréquents, 1 à 3 coups par sortie.
Dont un assez proche, résultat en image
Tout frais

Ce chasseur n'était pas amateur de foie ?

Huit jours plus tard, il ne restait plus aucune trace des boyaux, la place a été nettoyé par les sangliers et les renards.

Après cette parenthèse, revenons aux belles images du brame 2017
Tous les cerfs ne sont pas tombés, en poursuivant mon chemin, je croise la route d'un beau cerf.


Suite dans le prochain article

mardi 27 juin 2017

On est surveillé partout et en tout temps, et arrivé trop tard

Vous voulez quitter la ville fuir le monde moderne, et aller en forêt pour profiter de la tranquillité et du bien être ?
Ben désolé pour vous, vous n’êtes plus seul en forêt !
Vous êtes tout aussi surveillé qu’en ville, des caméras envoient automatiquement une photo de votre présence, par MMS / Email aux propriétaires de celles-ci !

On peut se révolter à juste titre contre cette nouvelle pratique à nous surveiller !
MAIS,  malheureusement si on creuse un peu le sujet, on ne peut qu’approuver cette pratique.
En effet, un ou quelques individus s’amusent (si on peut appeler cela s’amuser) à détériorer les installations d’agrainages, la plus part sont munis de batteries et de minuteur onéreux pour faire fonctionner ceux-ci, faire tomber les miradors, sans parler du sciage des échelons des échelles des miradors, avec l’intention de blesser gravement le chasseur en sciant discrètement l’échelon du haut, afin qu’il cède avec le poids du chasseur.
Ces individus se revendiquent anti-chasse, on peut ne pas approuver la chasse, mais de là à aller l’extrême et commettre un meurtre, je ne pense pas que ce soit la bonne solution.
Le revers de la médaille, c’est que grâce à l’intervention de ces anti-chasses, les chasseurs ne sont plus obligés de passer des heures ou de changer de mirador, pour trouver le gibier qu’ils veulent tirer, il suffit d’attendre à la maison sur le canapé, l’envoi des images et vidéos des animaux qui fréquentent la place d’agrainage, indiquant le nombre d’animaux, les heures d’arrivées et de départ, les habitudes des animaux.
Avec ces informations, les sorties aux miradors sont quasiment assurer de tirer une bête, merci les anti-chasses d’avoir accéléré les progrès de la télésurveillance en forêt !
Quelques images pour changer de sujet
Un couché du soleil

Sangliers


Un ballon ?


Champignon

Ça passe très près

Cerf


Trop tard pour cette belle mue, quelques années au sol et l’appétit des sangliers et des rongeurs, n’ont guère épargné cette mue.  

mercredi 20 mai 2015

Les abeilles malades



Y a-t-il un docteur, une infirmière, une infirmerie ou un hôpital, dans la structure d'une colonie d'abeilles ?
On en sait rien, on sait juste que le miel, la propolis et le pollen ont des vertus de traitements thérapeutiques voire de guérison.
Le pollen
La propolis
C'est un excellent immunostimulant, un antibiotique et un cicatrisant très actifs.
Mais malheureusement quand tous ces produits miraculeux n'arrivent pas à guérir une abeille malade, que se passe t-il avec elle ?
Malheureusement dans le monde animal, il n'y a pas de sentiments.
Toutes abeilles malades, et rejetées de la colonie.
Devant le trou de vol, on peut observer de temps à autre, une ou plusieurs abeilles qui trainent une autre abeille sans ménagement sur la planche d'envol.

L'abeille malade est malmenée et tuée, et éjectée hors de la colonie.

Celle-ci, d'après la couleur, était atteinte de la maladie noire.

C'est triste pour elle, mais c'est la meilleure solution pour la colonie, elles préfèrent sacrifier quelques abeilles, que de contaminer l'ensemble de la colonie.
Il est rare que le cadavre reste devant la planche d'envol, sauf dans les cas de forte mortalité par intoxication, en général les abeilles ramassent les cadavres et les transportent  loin du rucher. Le cas échéant, ce sont les oiseaux qui les picorent.

Dans la plupart des cas, l'apiculteur ne s'apercevra pas que des abeilles sont malades, il ne le verra qu'a l'ouverture de la ruche, en remarquant une dépopulation de la colonie.
Actuellement, beaucoup d'apiculteurs sont victimes d'importantes pertes de colonies, sans que l'on puisse établir une cause précise.
Malheureusement, d'après moi, ce n'est pas une cause, mais un ensemble de causes, si je devais donner un ordre de cause ou de grandeur.
1)  Je commencerais par le varroa, il affaibli les abeilles en leur suçant l'hémolymphe (sang de l'abeille), la plaie faite du parasite favorise aussi l'entrée dans l'organisme de multiples virus, microbes et maladies.
Il affaiblit les larves d'abeilles en se nourrissant d'elles pour sa reproduction, il est le principal vecteur de maladies.
2) Suivi des produits phytosanitaires (terme utilisé par les fabricants de pesticides, ça fait plus classe que pesticide). Il est inutile de vous faire un descriptif de toutes les molécules néfastes existantes pour les abeilles, et leurs effets, il me faudrait 10 pages.
Est-ce que les abeilles supporteraient mieux la pression du varroa, s'il n'y avait pas les nouvelles générations de produits phytosanitaires ?
Il y a trente ans, à l'arrivée du parasite, nous comptions plus de mille varroas dans les colonies, et pourtant nous n'avions que 5-10% de perte au printemps. Aujourd'hui, cinq-cents varroas suffisent à anéantir une colonie, et se retrouver au printemps avec 50 à 80% de pertes de ruches !
3) L'appauvrissement floral, l'arrachage des haies.
La mono culture, du maïs à perte de vue ou toute autre culture.
Aujourd'hui, c'est le remembrement qui tue nos belles campagnes, toutes les petites parcelles ont été supprimées pour n'en faire qu'une, tout en détruisant les haies qui les délimitaient, pour en faire d'immense étendu de même culture.
Les engrais répandus dans les prairies qui favorisent l'herbe, mais détruisent toutes les fleurs qui y poussaient encore il y a une vingtaine d'année. L'exemple le plus flagrant sont les marguerites, regarder bien une prairie sans engrais ou faiblement dosé en engrais, et une prairie ou l'engrais a été semé comme s'il avait neigé, vous serez surpris en comparant la flore.
4) Les vergers
Dans le temps (je parle comme un vieux) et pourtant ce n'est pas plus d'une vingtaine d'année, dans les champs, il y avait des arbres fruitiers, une parcelle par-ci et par là, parsemée dans tous les bans communaux, entre les champs cultivés de multiples variétés,  maïs, blé, orge, patate, betterave, prairies etc.
Les vergers étaient entretenus, et sans trop de traitement, les fruits n'étaient pas toujours réguliers en taille et en forme, parfois percé d'un petit trou laissant deviner un ver (Le carpocapse) dans la pomme ou la cerise.
Ce n'est qu'à la demande des consommateurs que les arboriculteurs ont dû augmenter les produits phytosanitaires pour s'adapter aux exigences des clients,  des pommes bien grandes et rondes et sans défaut, mais surtout sans trou de ver. Pour obtenir ce résultat, il n'y pas de miracle, il faut bourrer les fruits de pesticide pour que le carpocapse ne puisse pas se développer. 
Question à deux balles, lequel des deux fruits et le plus sain, avec ou sans ver ?
Les vergers d'aujourd'hui, non plus rien à voir avec ceux de nos ancêtres, ils sont pulvérisés toutes les semaines, après chaque pluie, un traitement pour cet insecte, un traitement pour un autre insecte, un traitement préventif puis curatif etc.
J'ai déjà visité ce genre de verger, et été surpris, de ne pas voir des abeilles polliniser ces pommiers, ou très très faiblement, n'y de voir des ruches disposées aux alentours.
L'arboriculteur a avoué à demi-mot, que les abeilles ne survivraient pas, d'ailleurs il n'y pas d'apiculteur dans le village, preuve que.....
Mais la bonne nouvelle, c'est que la nouvelle génération d'arboriculteur commence à prendre conscience du problème.
De nouvelles méthodes commencent à rentrer dans les mœurs, piège à phéromones sexuelles,  piège chromatique, bandes à glu,  insecticides naturels... ce n'est qu'une question de volonté, mais j'ai bonne espoir d'eux.
5)  La pollution atmosphérique et le changement climatique.
6) Les ondes électromagnétiques.
Il y aura surement des 7, 8, 9, à énumérer mais je vais m'arrêter là, je trouve que ça fait déjà pas mal de contrainte pour une petite abeille, qui n'a rien demandée à personne, tout ce qu'elles demandent c'est qu'elles puissent continuer à butiner et récolter du miel, comme elles ont su le faire bien avant que nous ne soyons sur terre.
Pour conclure cet article:
Et qu'il soit compréhensible pour tout le monde.
Je vais comparer l'abeille au permis de conduire à point, nous, pour pouvoir conduire il nous faut 12 points !
Nous sommes conscient que 12 points ce n'est rien, le même jour nous pouvons passer un stop - 4 points, mince un feu rouge grillé - 4 points.  Sur la national, il n'y personne je suis seul, je regarde le paysage la tête ailleurs et roule à 110 - 1 points, merde, j'annonce les mauvaises nouvelles à ma femme, manque de bol, téléphone au volant - 3 points.
Résultat plus de permis.
Bon, j'ai un peu exagéré, heureusement pour nous il n'y a pas de flic partout, qu'en est-il pour les abeilles ?

Passons à l'abeille, à elle il lui faut 12 points pour vivre !
Varroa - 4 points,
Produits phytosanitaires - 4 points
La mono culture - 4 points
Les vergers - 4 points
La pollution atmosphérique et le changement climatique - 3 points
Les ondes électromagnétiques - 2 points   
En additionnant, en fin de compte l'abeille n'a pas beaucoup de chance de survie dans notre monde moderne ! 
Et dans cette liste, il faudra rajouter deux terribles ravageurs qui ne sont pas encore dans le département. Ce n'est qu'une question de jours ou de mois avant leurs arrivés.
Le frelon asiatique et Aethina tumida, et là, ce sera du -4 à -12 pour chacun !

Et ce constat, ce n'est pas un apiculteur situé en zone de grande culture qui vous le dit.
Mais moi, situé en bordure de montagne qui remarque une dégradation dans la conduite des ruches.
En plus de trente ans de pratique, ce sont ces dernières années qu'il est de plus en plus difficile d'élever des abeilles, je me retrouve au printemps avec 10 à 20 % de perte, et cette année avec 40% de perte, contre 1 à 5% les années antérieurs. Les colonies ne se développent plus aussi rapidement, elles sont à la traine, ce n'est qu'à partir de la floraison des acacias, que le démarrage arrive un peu mieux s'en sortir, et là encore...
La météo ces trois dernières années, a était également mauvaise, résultat pratiquement pas de récolte.
Ce qui me donne l'impression d'élever des abeilles pour la survie de l'espèce, mais combien de temps encore...................................................................................................................................